Velehrad est l’un des lieux de pèlerinage les plus importants de Moravie. Il s’agissait à l’origine du siège des souverains de Moravie et c’est à partir de ce lieu que se répandit le christianisme prêché par saint Cyrille et saint Méthode. Le culte de ces missionnaires slaves, patrons, avec saint Benoît, de l’Europe, fait de Velehrad un lieu dont l’importance dépasse les frontières de la République tchèque. Les origines de Velehrad remontent au début du XIIIe siècle, date où le premier couvent cistercien y vit le jour. Au XVe siècle, le site fut incendié par les hussites avant de connaître plusieurs reconstructions pendant les siècles suivants. Il prit son visage contemporain au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles. En 1890, les jésuites vinrent à Velehrad et y sont toujours installés. Le pape Pie IX apprécia l’importance que Velehrad devait à saint Cyrille et saint Méthode et lui conféra, en 1927, le titre de « basilique mineure ». En 1985, à l’occasion du 1100ème anniversaire de la mort de saint Méthode, le pape Jean-Paul II décerna à la basilique la Rose d’or (honneur dont peu d’églises du monde peuvent s’enorgueillir) et il s’y rendit personnellement lors de sa première visite de la République tchécoslovaque en 1990.
Velehrad est l’un des lieux de pèlerinage les plus importants de Moravie. A l’époque, il était le siège des souverains de Moravie et c’est à partir de ce lieu que se répandit le christianisme prêché par saint Cyrille et saint Méthode. C’est dans les environs de Velehrad que devait s’ériger jadis l’église métropolitaine de Méthode où il fut enterré. Plusieurs invasions de Hongrois eurent pour résultat la destruction totale d’un grand nombre d’oppidums de Grande-Moravie, de sorte qu’il est aujourd’hui impossible de préciser le lieu de cette église et de la tombe de saint Méthode. Néanmoins, le culte des apôtres slaves, patrons de l’Europe, avec saint Benoît, fait de Velehrad un lieu dont l’importance dépasse les frontières de la République tchèque.
Les origines de Velehrad remontent au début du XIIIe siècle. C’est à cette époque que Vladislav Jindřich, margrave de Moravie, fonda avec son frère, Přemysl Otakar Ier, roi de Bohême, le premier couvent de cisterciens en Moravie. Les douze premiers cisterciens vinrent à Velehrad de Plasy, en Bohême, en 1205. La construction de l’église de l’Assomption-de-la-Vierge et du couvent, en style de transition roman et gothique, fut achevée dans la première moitié du XIIIe siècle. L’église représentait une basilique grandiose à cinq nefs et sa longueur de 100 mètres en faisait alors la plus grande église des pays tchèques. Des restes de cette basilique se sont conservés jusqu’à présent – trois des cinq absides de la paroi est, dont la principale, au milieu, est ornée d’une belle frise romane. Les fondations romanes de l’église sont accessibles dans le musée lapidaire au sous-sol de la construction actuelle.
Lors d’une attaque menée par des hussites, au XVe siècle, le couvent brûla. Plus tard, il connut plusieurs reconstructions et son aspect actuel date du tournant des XVIIe et XVIIIe siècles. Bien que le nom de l’architecte de sa reconstruction en style baroque ne soit pas connu, on l’attribue à Giovanni Pietro Tencalla. Anonymes sont aussi les auteurs des intérieurs. La façade baroque fut complétée de deux tours et le sol de l’église fut surélevé de deux mètres.
À l’époque des réformes de l’empereur Joseph II, le couvent de cisterciens fut supprimé et la célèbre basilique fut réduite à une petite église de campagne sans importance. L’état de l’église commença à se dégrader, la salle capitulaire aux colonnes en marbre servit d’écurie. Velehrad vécut sa régénération dans la seconde moitié du XIXe siècle, à l’occasion des célébrations millénaires de l’arrivée des deux apôtres slaves en Moravie. En 1890, le couvent fut habité par les jésuites qui y sont restés jusqu’à aujourd’hui, sauf pendant la période de quarante ans du régime communiste, époque où le couvent fut supprimé. Le pape Pie IX apprécia l’importance que Velehrad devait à saint Cyrille et saint Méthode et lui conféra, en 1927, le titre et les privilèges de « basilique mineure ». En 1985, à l’occasion du 1100e anniversaire de la mort de saint Méthode, le pape Jean-Paul II accorda à la basilique la Rose d’or (honneur dont peu d’églises du monde peuvent s’enorgueillir). Le pape ne laissa pas passer l’occasion d’y venir personnellement lors de sa première visite de la République tchécoslovaque en 1990.





