Terezín

Terezín
27. 5. 2014

Terezín: dans le silence et l’humilité

Terezín est une forteresse que le monarque éclairé Joseph II a fait construire, et, même si l’ouvrage portant le nom de sa mère Marie Thérèse devait principalement servir de moyen de défense, il s’est tristement ancré dans la mémoire collective tout d’abord comme prison et, ensuite, durant la Seconde Guerre mondiale, comme ghetto juif et camp de concentration. Visitez, vous aussi, le monument commémoratif de Terezín, consacré aux victimes de l’holocauste et inclinez-vous devant le monument honorant l’irréductible courage humain et l’envie de vivre.

Le monument de Terezín se compose de tout un complexe de bâtiments qui s’étend sur les deux rives de l’Ohře. La Petite et la Grande forteresse, leurs parties principales, ont été construites selon le projet d’une école renommée de la ville de Mézières en France. La sombre histoire de Terezín est notamment liée à la période de la Seconde Guerre mondiale. La souffrance quotidienne et les conditions inhumaines de la vie de dizaine de milliers de Juifs, qui y ont été déportés, sont visibles à chaque pas. Découvrez les anciennes habitations, la célèbre salle des prières dans les casernes de Magdeburk, le columbarium avec une salle de cérémonie ou le musée du ghetto. Des plaques commémoratives et des cimetières, situés dans les environs de Terezín, évoquent les tristes histoires de ceux qui ont été emprisonnés en ces lieux.

L’espoir ne meurt jamais à Terezín

Bien que de nombreux membres de la communauté juive se doutassent que le ghetto de Terezín n’était de par sa cruauté qu’un début, ils n’ont pas perdu espoir et ont lutté contre cette situation potentiellement mortelle entre autres en se consacrant à l’art. Une quantité inépuisable d’œuvres littéraires, sculpturales, musicales et théâtrales toujours conservées sont à découvrir. Les quatre sœurs du fondateur de la psychanalyse, Sigmund Freud, la professeur autrichienne de langues latines Elise Richter, ou encore le poète et chansonnier Walter Lindenbaum ont, eux aussi, été déportés à Terezín. Des membres de la famille du chancelier autrichien Bruno Kreisky y ont également été emprisonnés, tout comme des membres de la famille du secrétaire d’État américain John Kerry.

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